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Un premier prix littéraire
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L’homme qui n’aimait plus les chats, c’est quoi ?

Un petit livre de 128 pages qui raconte l’histoire d’une île, de ses habitants, d’une communauté d’insulaires qui du jour au lendemain se voient privés de leurs chats, sans comprendre comment, sans chercher pourquoi, qui n’en saisissent pas les enjeux, qui ne sauraient dire s’ils en avaient besoin ou ce qu’ils signifiaient pour eux. Des insulaires donc, que l’on vient aider en leur offrant ce qui leur manque et qui, avant de se sentir orphelins, se retrouvent encombrés d’une laisse au bout de laquelle est tenu un chien. Un chien que l’on fait passer pour un chat…

Une histoire qui, selon moi, va au-delà de la simple critique de notre société contemporaine gouvernée par le besoin et la peur de l’Autre, au-delà de ces cris d’alarme sur les risques de la manipulation par le langage, du conformisme et du totalitarisme, ces cris qui ne font que répéter ce que l’on sait déjà et qui nous plongent encore une fois dans ces demains qui s’écroulent ; c’est au-delà… mais pour cela encore faudrait-il reconnaître qu’aujourd’hui est déjà en train de se relever !

Un premier roman pour Isabelle Aupy, jeune auteure bordelaise de 35 ans, kinésithérapeute de métier au CHU de Bordeaux qui dépose ses mains sur des corps accidentés ou meurtris par la maladie, ces corps qui pour la plupart n’ont pas accès aux mots pour se dire ni se raconter, parce que ce ne peut être qu’avec le corps que le soin et le langage circulent de l’un à l’autre. Et depuis cette expérience, Isabelle tente dans son travail d’écriture d’aller saisir le corps du texte, se mettant à son écoute, afin d’en extraire la parole, afin de nous faire entendre une voix dans toute sa singularité n’enlevant rien de ses accents, ses aspérités, sa fragilité, son authenticité…

Une première parution pour nous, Les éditions du Panseur, toute jeune maison d’édition qui tente de porter l’inouï : ces paroles qui ne sont pas encore entendues, ces paroles qui ne sont pas encore prononcées ; qui tente un « autrement » par un acte à la fois artistique, commercial et politique : éditer des livres.

Et c’est tout récemment un coup de foudre à retrouver dans la cuvée 2019 des Vendanges littéraires de Rivesaltes :

« Un livre qui pèse son poids de croquettes. À la fois conte philosophique et policier poétique, il procure un plaisir ineffable tout en distribuant par-ci par-là des petits coups de griffe ou de langue râpeuse, jusqu’à la dernière phrase, déroutante. Donnerez-vous votre langue au chat ? Isabelle Aupy est indéniablement une auteure prometteuse. Par ce premier roman lumineux et intelligent, elle dévoile son talent et sa singularité. La tout aussi prometteuse maison Les éditions du Panseur, libre et indépendante comme le sont les vrais chats, ne s’y est pas trompée. » Sylvie Coral

Retrouver l’article complet sur le blog des Vendanges Littéraires de Rivesaltes

C’est donc un premier prix littéraire pour un premier roman et une première parution, et la fierté d’avoir su le découvrir. C’est surtout 1000 mercis, mais je me tais et laisse Isabelle les distiller à travers ses mots :

« Merci à tous ceux qui ont cru à cette histoire un peu folle, celle qui nous fait appeler un chien un chat bien sûr, mais aussi celle de me croire écrivain !
À tous ceux qui ont tenu ce livre dans leurs mains, qui en ont corné les pages, qui y ont réfléchi longtemps une fois fermé, qui s’y sont peut être reconnus.
À ceux qui ont osé l’ouvrir et lui donner une chance sans connaître le nom sur la couverture, sans connaître la maison d’édition qui le porte, par curiosité, qui sont capable d’aller vers la découverte et de sortir de leurs habitudes.
À ceux qui continuent de le faire vivre, qui l’offrent, le commentent, le partagent et en parlent tout simplement autour d’eux parce que ce livre en a besoin dans un paysage phagocyté par les mêmes noms et les mêmes histoires.
À ceux qui veulent croire que nous avons le choix, que nous avons une part irrépressible de liberté, que nous avons besoin de nos différences, que nous avons besoin de l’altérité et qu’il est possible de faire autrement, de faire comme soi.
À ceux qui espèrent en l’individu, en demain, en eux, en nous, qui refusent d’attendre que le mieux vienne d’ailleurs, qui s’en saisissent, qui savent que ça ne peut venir que d’eux-mêmes, que l’exemple est contagieux et qui croient au proche en proche.
Aux furieux de liberté, aux colères justifiées, aux inutiles, aux coups d’épée dans l’eau, aux gouttes d’eau dans l’océan, aux résistants du quotidien, aux insoumis de la haine et de la violence, aux généreux, aux épris de fraternité, aux mots qu’on nous volent, à ceux que l’on se choisit, aux silences que nous refusons, aux intelligences de l’émotion, aux envies de vivre et d’en être fier et non de survivre aux dépens des autres et de soi.
Aux demains qui n’attendent que nous…
Un merci particulier aux éditions du Panseur et aux libraires qui ont osé transmettre avec ferveur l’histoire d’une inconnue (ils sont peu malheureusement à porter fièrement leur rôle de « dénicheur »), en particulier la librairie Torcatis sans qui je n’aurais pu gagner ce prix.
Il est des « merci » qui ne suffisent pas… » Isabelle Aupy

Alors tout simplement : au plaisir de vous rencontrer les 5 et 6 octobre 2019 à Rivesaltes, en compagnie de Maylis de Kerangal [Prix des Vendanges littéraires pour « Kiruna » (éditions La Contre allée) et « Un monde à portée de main » (éditions Verticales)], Lluís Anton Baulenas [Prix Jean Morer pour « Une année de chien » (Balzac éditions)], Yves Rouvière [Prix Odette Coste pour « Le fils prodige… Federico García Lorca » (Cap Béar éditions)] et Carbone (Bénédicte Carboneill) [Prix Jeunesse pour les scénarios des bandes dessinées : « La boîte à musique » et « Dans les yeux de Lya » (Dupuis éditions)] pour une rencontre-dégustation qui s’annonce déjà magnifique.

 

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