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// ÉCRIVONS LES JOURS D’APRÈS / Les éditions du Panseur //
Les éditions du Panseur  / Nos rendez-vous / Nos débuts avec vous / // ÉCRIVONS LES JOURS D’APRÈS / Les éditions du Panseur //

« Face à ses demains qui s’écroulent, aujourd’hui est déjà en train de se relever », c’est ce que j’avais inscrit sur la quatrième de couverture de « L’homme qui n’aimait plus les chats » d’Isabelle Aupy.

Les éditions du Panseur ne fermeront pas leurs portes, nous n’en avons pas, uniquement des fenêtres qui restent grandes ouvertes : nous ne rencontrons personne et tous en même temps ; nous ne transmettons rien et tout à la fois ; nous sommes nulle part et partout ailleurs, partout où s’ouvrira un petit livre bleu-vert, un petit livre rouge, bientôt un petit livre noir, puis jaune, puis vert et de tant d’autres couleurs encore à inventer.

Nous ne sommes pas nécessaires et accueillons avec bonheur le fait d’être inutile, car nous savons que nous sommes essentiels.
C’est cela la Littérature ; c’est cela l’Art ; nous sommes constitutifs de l’humanité. L’art peut émerger de chaque chose – son, symbole, geste – et de chacun, en tout temps et tout lieu.

Si la fermeture généralisée des librairies – nos seuls espaces de vente – va avoir un impact direct sur notre « commerce », elle n’en aura aucun sur nos « à-faire ».

Nous ferons comme nous avons toujours fait : attendre que les libraires fassent leurs choix, les laisser libres de travailler avec nous ou non, leur proposer une alternative viable à ces « partenariats » qui sans le dire sont contractuellement des chaines, à cette littérature « libérale » qui se prétend « diversifiée » qui a fait du livre un produit calibré, conformé, où chacun des titres devient surnuméraire et périmé au bout d’un mois, où les flux aller-retour de livres sont toujours croissants, où toutes les histoires se ressemblent, même saveur, même odeur, mais ne laissant aucune trace, ne se relisant pas, ne se partageant pas, ne produisant aucun écart, des histoires où il n’y a aucun souffle, aucun corps, aucune voix, soit disant adressées à tous et donc réellement adressées à personne.

Les bons livres ne sont pas une denrée périssable ! Les bons livres se lisent, se relisent et se reliront, ils sont immortels, ils vous attendent déjà sur vos étagères, ils vous attendront toujours en librairie.

Non, nous ne sommes pas nécessaires, nous n’avons aucune raison d’ouvrir en urgence une boutique de e-commerce qui enfreindrait notre devoir de précaution au regard des problématiques sanitaires, nous n’assurerons d’ailleurs aucune livraison à qui que ce soit. Nous ne ferons pas non plus de livres numériques avant l’heure initialement prévue (2 ans après la parution papier).

Un « Autrement » est à inventer, il est en train de s’écrire aussi bien dans le monde du livre que dans toutes nos sphères de vie. Je suis devenu éditeur pour contribuer, très modestement, à cette grande Histoire en portant les voix d’Isabelle, d’Antonio et de Gwen pour commencer, puis d’autres encore, des voix qui nous feront entendre un « écart », un truc qui désaxe, un truc qui te prend par le col et te fait sortir de toi-même pour te lancer sur une trajectoire à la rencontre de l’Autre.

Nos fenêtres sont ouvertes et nos histoires sont garanties à vie : que vous les lisiez aujourd’hui, dans un mois ou dans dix ans, ça n’a pas d’importance ; vous pouvez et pourrez les lire autant de fois que vous voulez et découvrir ainsi les différents niveaux de lectures qu’elles contiennent : ces livres s’inscriront dans le temps, à cela je me suis engagé auprès des lecteurs, des libraires et de mes auteurs.

Nous avons donc encore beaucoup à faire : nous finalisons Le  » Panseur de Mots « , second roman d’Isabelle Aupy, à paraître en septembre ; nous ouvrons les corrections de  » Malou dit Vrai « , premier roman de Gwen Guilyn, nombre de manuscrits sont à lire, de nouveaux auteurs sont à contacter.

Nous vous donnons rendez-vous en librairies dès qu’elles seront à nouveau ouvertes. En attendant, prenez soin de vous, prenez soin des vôtres, prenez soin des Autres.
Jérémy Eyme.

Comments (2)

Marronnier
avril 01, 2020 Répondre

Je vous reconnais bien à travers cet article!
Est il possible de vous commander le premier livre?

JEyme
avril 01, 2020 Répondre

Bonjour, merci pour ce petit mot 🙂
Malheureusement, nous ne faisons pas de vente par correspondance… Mais tous nos livres sont disponibles en librairies (s’ils ne sont pas en stock, ils peuvent être commandé).
Bien à vous.
J.

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